L'image et les signes Martine Joly

L’image et les signes, approche sémiologique de l’image fixe
Martine Joly - [Nathan]

Étude des modalités de production de sens par les signes mis en jeu dans l’image visuelle fixe.

De quelle façon la sémiologie de l’image permet de comprendre la signification ou la production de sens par l’image visuelle fixe.
  • présentation synthétique de la sémiologie de l’image.
  • comprendre rétrospectivement certains fondements du statut de l’image visuelle fixe.
  • compréhension des messages visuels prospectivement.

Chapitre 1

Sémiotique : théorie des signes
Sémiologie : du grec “semeion/signe et logos/discours, interpréter les signes, les symptômes. L’ensemble de symptômes = syndrome. Science générale des signes. Inventaire des signes et celui des règles qui régissent leur combinatoire.
Sémantique : étude des significations (question du sens)
Signe : synonyme de preuve, d’indice,
Image : dans le langage courant = “quelque chose qui ressemble à quelque chose d’autre”, représentation analogique principalement visuelle.

Icone
La sémantique s’intéresse au produit d’un système sémiotique tandis que la sémiologie étudiera le système en soi, ses éléments, leur structure, leurs règles d’organisation, etc. La sémiologie s’intéressera à la nature de la relation signifiant/signifié, au fonctionnement du signe dans son ensemble (structural et contextuel), qu’il soit linguistique ou non. [p 15]

Barthes a montré que tout système de signes ( ou de signification et de communication) se mêle au langage verbal. Il constate en effet qu’il est très difficile de trouver des images qui ne s’accompagnent pas de langage verbal oral ou écrit.
cinéma, télévision, publicité, B.D., photo de presse (faux contre-e

peintures, cinéma, timbre-poste, p!èce de monnaie, dessin d’enfant, affiche, photographie, gravure, image de synthèse, échographie, schéma, graffiti, illustrations, totems, faïence, [p 25]

Le signe peut, par exemple, mettre en œuvre des rapports logiques différents entre ses deux faces : pour reprendre des exemples de Eco, ces rapports peuvent être des rapports d’identité tels que x = x, des rapports d’équivalence : drapeau rouge + faucille + marteau = communisme ; des rapports de déduction : il y a de la fumée donc du feu ; ou encore des rapports d’induction ou d’inférence : il a un fusil, il peut tuer. [ p 27]

signifié (concept)
signifiant (perceptible, face matérielle et perçue du signe, son ou trace écrite)
référent (réalité physique ou concept du monde)
[p 30]

Classification des signes

- icone : du grec eiko “être semblable à”, “ressembler”, l’icone est le signe dont le signifiant a une relation de similarité avec ce qu’il représente, son référent
- image : c’est le signe iconique qui met en œuvre une ressemblance qualitative entre le signifiant et le référent. Elle imite ou reprend un certain nombre des qualités de l’objet : forme, proportions, couleurs, textures, etc.
- diagramme : analogie relationnelle entre le signifiant et son référent. Le diagramme reproduit le s relations internes de l’objet et non plus ses qualités externes. (plans, cartes, circuits, organigrammes, etc.)
- métaphore : parallélisme qualitatif entre le signifiant et le référent, comparaison implicite.

- index : ou indice, signe caractérisé par une relation de contiguïté physique avec ce qu’il représente, une relation de causalité (signes naturels, traces, etc.)

- symbole : entretient avec ce qu’il représente une relation arbitraire, conventionnelle (anneaux olympiques, drapeaux, allégories, etc.)

(Seboek)

L’absence de signe peut aussi faire signe (appellé signe zéro)

- signal : dont le signifiant appelle automatiquement (naturellement) ou conventionnellement (artificiellement) une réaction de la part du récepteur. (signaux routiers, certaines pubs, ...)

- symptôme : signe compulsif automatique qui a une signification différente pour le destinateur et le destinataire (symptôme du colonialisme ou de la crise, ...)

- nom : son référent est une classe d’extension (ex des pubs dont certaines figures visuelles peuvent fonctionner à leur tour comme des noms propres ou comme des classes d’extension, ...)

Il n’existe pas de signes “purs” mais des signes à dominante iconique, indiciaire ou symbolique.

Chapitre 2

[p 39]
Image fabriquée par la main de l’homme (peinte)
Image non fabriquée par la main de l’homme (achéropoïète)

imitation : mimesis
connaissance : gnosis
imagination : fantasia

Pourquoi tant d’indignation devant les images de charniers de Timishoara, de l’”interview” de Castro ? Pourquoi tant d’inte˛rrogations sur les “non-images” de la guerre du Golfe ou, au contraire, sur le trop d’images des camps bosniaques ou du “lynchage” d’une jeune somalienne ? Quelle attente déçue manifeste-t-on avec tant d’insistance ?
L’indignation vient du fait que le contrat de confiance a été rompu : tandis qu’on attend de l’image, plus que tout autre médium, qu’on puisse la croire, la preuve a été faite que cette crédibilité était aléatoire et non certaine. C’est cette incertitude qui est insuportable parce qu’elle bouscule l’attente spécifique de justesse et de vérité. Nous pensons, quant à nous, que ce n’est pas l’oubli de notre histoire, mais au contraire le fait qu’elle nous constitue puissamment qui nous pousse à vouloir avec tant de force qu’une image soit juste, que visible et vérité se confonde. [p 55 -58]

Des traces qui ne sont plus précisément des symptômes (pour Freud), des indices (pour Holmes), des signes picturaux, des images (pour Morelli). [p 59]

Mais un paradigme indiciaire peut-il être strict ou rigou
(...) Roland Barthes (...)
À cause de sa genèse spécifique (la lumière émanant de l’objet même vient dégrader le nitrate d’argent de la pellicule), une photographie propose une “double conjonction de réel et de passé”. Ce qui est représenté a existé nécessairement et a imprimé sa propre trace lumineuse sur la pellicule : “quelles que soient les objections de notre esprit critique, nous sommes obligés de croire à l’existence de l’objet représenté, c’est-à-dire rendu présent dans le temps et dans l’espace”. “Une photo n’est pas une copie du réel mais une émanation du réel passé : une magie et non un art
Peirce avait en effet déjà compris cette spécificité : “la ressemblance” qu’ont les photographies avec les objets qu’elles représentent “est en réalité due au fait que ces photographies ont été produites dans des circonstances telles qu’elles étaient physiquement forcées de correspondre point par point à la nature, de ce point de vue donc elles appartiennent à notre seconde classe des signes : les signes par connexion physique (index)”. C’est précisément ce caractère d’indice qui va permettre d’expliquer un certain nombre d’usages spécifiques que l’on fait de la photo : son utilisation comme preuve (à cause de son caractère d’attestation, de singularité et de désignation), comme fétiche ou encore comme idole.
Et cela même si, comme le démontre fort bien Philippe Dubois, une photo ne peut être qu’”une preuve d’e
Comme le développent abondamment Barthes dans la chambre claire et aussi Philippe Dubois dans l’acte photographique, les conséquences de cette spécificité indiciaire sont considérables. C’est elle qui rattache la photographie à la tradition des images sacrées, à celle des images vérités, à la magie, à la folie hallucinatoire, à la mort. C’est elle qui alimente la confusion entre visible-réel-réalité et vérité. Bien sûr, comme le rappelle Barthes, la société s’efforce d’”assagir” la photographie et d’en tempérer le pouvoir potentiel. Deux moyens majeurs existent pour cela, d’après lui : la prolifération et “l’art”.
La prolifération parce qu’elle banalise et atténue son impact ; “l’art” (et l’exemple est i˛ci le cinéma) parce que, stimulant la construction d’un monde imaginaire, l’image indiciaire ainsi utilisée détourne l’attention du caractère existentiel de sa propre spécificité. Malgré cela, la crédibilité d’un message photographique, vidéographique ou filmique, reste bien plus grande que celle d’un message peint, dessiné ou synthétique. Arraché à une réalité réduite à ce qui en est visible, celui-ci est d’emblée confondu avec elle. Ainsi, aucune fiction, réalisée à partir d’images indiciaires (photo, vidéo, film) ne se départit jamais totalement de son aspect de trace et donc le document qui lui est lié : la façon de filmer à l’âge d’or hollywoodien ; le visage de tel acteur , jeune puis moins jeune ; la mode du moment, etc.
La puissance des images indiciaires peut aussi se reconnaître à certains usages qu’on en fait, fétichistes ou idolâtrique. Que l’on pense aux photos des personnes disparues ou aimées.
(Note : relation aux travaux de Boltanski à travailler) On peut aussi reconnaître l’aspect indiciairsacralisées à cause de leur caractère indiciaire, plus “senti” que consciemment reconnu : des échographies de femmes enceinte inaugurent désormais l’album de famille ou trônent, encadrées, au-dessus des télévisions, comme la “première photo” de l’enfant.
On pourrait donner d’autres exemples. Il semble même que l’on accorde à l’image indiciaire un degré d’authenticité et de fiabilité d’autant plus grand que celle-ci est plus “scientifique”, plus transcodée, moins ressemblante et plus illisible pour le commun des mortels. Ainsi en est-il des images de télédétection, les spot-images, qu’elles émanent d’ondes lumineuses, son la scientificité, et donc à la vérité absolue attribuée à certaines images indiciaires : l’avenir même du monde leur est confié. La guerre se fait par leur intermédiaire (pensons aux images de télédétection que nous avons vues au moment de la guerre du Golfe) ; la médecine, la santé publique, se gèrent par leur intermédiaire ; le plan de développement agricole de certains pays leur est confié : c’est à partir de spot-images de certaines régions du monde que l’on décide de la planification ce certaines cultures et donc du problème de la faim ; de façon plus banale, elles décident de bien des aspects de notre vie quotidienne, liée par exemple à la météo (dont les images satellites nous sont quotidiennement interprétées par des “spécialistes” et néanmoins présentées comme “preuves”) et toute l’idéologie qui lui est liée …
Ce développement sur la crédibilité et la puissance attachées aux imaemblance. (...)

[p 63 à 65] Gombrich s’efforce de montrer avec toutes sortes d’exemples empruntés à tous les âges de la peinture et de l’art, que ce que l’on appelle ressemblance n’est pas une adéquation entre une représentation et une réalité quelcuonque, mais entres des attentes, celles du peintre, et celles des spectateurs, qui changent d’une époque à l’autre et les unes par rapport aux autres.
[p 67]

Mais (l’attente de vérité) est aussi nourrie de cette attente de conformité entre l’image et le dit sur l’image.
Or, si cette conformité a varié au cours des siècles, en diachronie, commeages” à proprement parler, qui ne sont que ce qu’elles sont, mais au commentaire qui en a été fait. Dans le cas de l’information, quoique l’on critique les “images”, ce sont les commentateurs que l’on accuse ou non de mensonge, dans la mesure où le contrat moral passé entre le journaliste et son public est de ne lui fournir que des informations vérifiées et “vraies”, que le spectateur, qui ne peut, lui, tout vérifier, puisse croire.
[p 69]

À propos du signe iconique, on trouve utilisés de façon à peu près équivalente les termes de “ressemblance”, mais aussi de “similitude” ou de “similarité” ai
[p 72]

Les indices se rapprochent, selon Daniel Bougnoux, des “représentations des choses” freudiennes : empreintes de pas, cendres de feu, pâleur, poing brandi, ... sont tous des signes qui demeurent en contiguïté physique d’espace et de temps avec le dénpté. C’est un segment, un échantillon, “ce qu’il manque à l’indice c’est le re de la représentation”.
[p 75]

Daniel Bougnou (...) postule que toute éducation consiste à progresser du maniement des indices à celuii des icones, puis des symboles, la progression culturelles tendant vers la maîtrise du symbole, et la fonction esthétique vers une régression indiciaire. Quant à l’icone, dans son fonctionnement sémiotique, elle oscillerait donc entre ces deux postulations, l’une symbolique et l’autre indiciaire. (...)
[p 76]

(...) L’image est nécessairement polysémique dans la mesure où elles est un enoncé iconique complexe ; mais on ne peut faire de la polysémie sa spécificité dans la mesure où tout énoncé complexe (verbal et non verbal) eà un contexte et à un co-texte verbal ou iconique à son tour, ainsi qu’à des moyens de transmissions particuliers (presse, toiles, murs, écrans, etc...), eux-mêmes inscrits dans des situations ou institutions particulères.
[p 83]

“Ce n’est pas l’image qui est polysémique, mais le spectateur”; précise Christain Metz. C’est donc l’hésitation interprétative provoquée par le manque d’assertivité de l’image que l’on appelle alors polysémie. On peut néanmoins et bien entendu relever des effets réels de polysémie accrue desn certaines images, redoublant celle liée à son caractère d’énoncé. Matz en relève six cas :
  • ceux provoqués par la détérioration de la matière signifiante de l’image : dégradations, superpositions, palimpsestes ;
  • ceux ré
  • ceux délibérément construits, comparables aux “jeux de mots” ou au double sens : c’est le cas des images cachées dans les images, des anamorphoses :
  • ceux résultant d’un manque de savoir du spectateur ;
  • ceux résulatnt d’une interprétation en profondeur d’une “œuvre” qui ne sont bien entendu pas réservés au domaine de l’image ;
  • et enfin le cas de l’image non figurative, casparticulier de l’image qui provoque un effet de polysémie particulièrement intense parce qu’elle abandonne le recours à des éléments figuratifs pour se référer àses propres éléments (couleur, forme, matière). (...)

Enfin nous remarquerons que, dans le cas des images figuratives, il faut distinguer la polysémie dénotative de la polysémie interprétative. En effet, la reconnaissance des objets du monde représentés, socio-culturellement codée (de l’esquisse à l’hyperréalisme), est souvent rapide et sans hésitations. On peuun concept comme c’est souvent le cas avec l’image publicitaire (féminité, liberté, bonheur, liberté, etc.) ? Dois-je la prendre pour une réserve de renseignements visuels sur un événement quelconque, comme l’induit l’image de reportage ? dois-je construire un univers imaginaire comme m’y invite le film de fiction ? etc.
[p 84]

Image et sens
  • aspect iconique (analogie à l’image)
  • aspect indiciaire de l’image
  • aspect symbolique (paramètres socio-culturels codés qui président nécessairement à notre interprétation)
[p 88]

Code des couleurs, code des objets, code linguistique.
Les mots (monèmes)

Il n’est plus question d’affirmer qu’il faut connaître les “codes” pour pouvoir analyser les images : pour arriver à quelquechose qui est de l’ordre de l’agencement opératoire, de l’ordre de l’organisation signifiante, il faut partiroduction et de reconnaissance qu’on ne pourra plus appeler des “codes” (...)
[p 96]

schéma du modèle de signe iconique ? [p 97]

Signes plastiques [p 102]

La plasticité des messages visuels constitue un niveau de signification à part entière qui interagît avec les autres niveaux que sont l’iconique, le linguistique et l’institutionnel pour produire un message global.
[p 104]

Signes plastiques spécifiques
Le cadre, le cadrage, la composition
[p 109 à 124]

Analyse sémiologique des messages visuels
=
sémiotique appliquée à l’image (en tant qu’objet)
=
repérer les différents types de signes

et à partir de leur organisation

développer une interprétation globale
(acceptable par un groupe d’observateur (notion collective)).

Un certain consensus re

[p 131] Comprendre comment s’élabore le discours “secret” de l’image (sémiotique spécifique) puis l’expliciter en le justifiant (sémiotique appliquée)

exemple :

photo de tomate

une tomate
(objet du monde)

la Méditerranée (ou l’Italie)
Connotation

(...) On ne peut que constater la dimension connotative de l’image. Exploitée systématiquement en publicité (la photographie [signifiant] d’un cheval [référent, signifié premier] devient le signifiant d’un signifié second [liberté, évasion, virilité, etc.], elle est toujours à l’œuvre quelle que soit l’image. C’est d’ailleurs ce processus de connotation qui fondait déjà, sans qu’on le nomme nécessairement, l’approche iconologique de l’image. L’interprétation consiste précisément à décrypter, au-delà de son aspect dénotatif, l’aspect connotatif du message visuel, son “discours secret”.
[p 136]

Le signe iconique n’est pas le seul à entrer dans la composition de l’image, il faut aussi considérer la force sémiotique des signes plastiques, ainsi que leur interaction avec les signes linguistiques et le contexte institutionnel et communicationnel d’apparition du message visuel.
[p 136]

“Ce qui caractérise le symbole, tout certain qu’il soit, c’est que son interprétation reste incertaine.” (...) il laisse le destinataire libre de le comprendre littéralement.
De façon différente, ce qui caractérise la métaphore, c’est que celle-ci n’est jamais acceptable au premier degré.
“Une métaphore ne peut être interprétée littéralement
Le mensonge de la métaphore est si flagrant (une femme n’est pas un cygne, un guerrier n’est pas un lion, un paquet de cigarette recouvert de buée n’est pas une boisson rafraîchissante) que si la métaphore était prise littéralement, le discours “s”enrayerait” parce qu’il y aurait un inexplicable “saut d’isotopie”. Il faut interpréter la métaphore en tant que figure.” (Eco)

Le symbole est différent de l’allégorie. L’allégorie est systématique dans ce sens qu’elle met en jeu des images d
[p 143]

Puis voir ‘PHOTO DE PRESSE”
SIGNE

Iconique Plastique


convergence / opposition / prédominance
Icone
° Image [ressemblance, imitation]
° Diagramme [analogie relationnelle]
° Métaphore [procédé de substitution]

Indice
° Relation contiguë, de causalité avec ce qu’il représente

Symbole
° Relation arbitraire conventionnelle

Signal
° Réaction automatique de la part du récepteur

Symptôme
° Réaction compulsive différente pour l’émetteur et pour le récepteur

Nom
° Qui élargit à une classe d’extension

Couleur

Forme

Spacialité

Texture

Bibliographie
Ernst Gombrich “l’art et l’illusion” Gallimard (biblio des sciences humaines)
Umberto Eco “le signe” Ed Labor Coll Média 1988
Umberto Eco “la production des signes” livre de poche coll essais 1992
Martine Joly “introduction à l’analyse de l’image” Nathan 128
Michel Pastoureau “dictionnaire des couleurs de notre temps, symbolique et société” Ed Bonneton 1992
Henri Alekan (Voir CDI)

Qqs notes de lectures

L’image et les signes, approche sémiologique de l’image fixe
Martine Joly ; Nathan

Pour en finir avec la querelle de l’art contemporain
Nathalie Heinich ; Éditions L’échoppe

Le paragone Le parallèle des arts
Les éditions Klincksieck ; l’esprit et les formes

La société du spectacle

Guy Debord ; folio
+ Préface à la quatrième édition italienne de la société du spectacle Guy Debord 1979
+ Commentaires sur la société du spectacle Guy Debord 1988
+ Considérations sur l’assassinat de Gérard Lébovici Guy Debord 1985

L’art du moteur
Paul Virilio ; Galilée 1993

le chant rythmique de l’esprit catalogue expo Mouans-Sartoux été 2005
+
Vie et mort de l’image ; Régis Debray ; Folio essais 1992
+
l’image interdite ; Alain Besançon ; Folio Essais 1994

Les cathédrales
  • Malraux, Psychologie de l’Art (Skira, édit.) «UNE SIGNIFICATION DONNÉE AU MONDE»
  • Malraux, Le miroir des limbes Antimémoires (Folio) p86
  • Jean Genet “L’ennemi déclaré” (Gallimard) « Cathédrale de Chartes “vue cavalière” »
  • Georges DIDI-HUBERMAN, collection “critique” (les éditions de minuit) « DEVANT L’IMAGE » p. 40 & 45
  • Henri Michaux, Gallimard Pléiade « Un barbare en Inde » p. 290 & p. 296
  • Paul Virilio, mars 98 « le monde diplomatique » p. 26, 27
L’œuvre d’art à l’ère de la reproductibilité technique
Walter Benjamin ; Folio 1935

Devant L'image
Georges Didi-Huberman ; Folio

Vie et mort de l'image
Régis Debray ; folio essai

Le nuage rouge
Yves Bonnefoy ; folio essais 1995
+ L'improbable Yves Bonnefoy folio essais 1992

La pensée sauvage
Claude Lévi-Strauss ; La pléiade Œuvres 2008
+ Le totémisme aujourd'hui Claude Lévi-Strauss La pléiade Œuvres 2008

L'insurection qui vient
Comité invisible ; Éditions La fabrique 2007

La décennie (le grand cauchemard des années 80)
François Cusset ; Éditions La découverte 2006

Terreur et possession
Enquête sur la police des populations à l'ère technologique
PIÈCES ET MAIN D'ŒUVRE ; L'Échappée 2008 collection négatif 2008

L'édition sans éditeurs
André Schiffrin ; Editions la fabrique 1999 / 2005

Diplopie
Clément Chéroux ; Le point du jour 2009

Le maître ignorant
Jacques Rancière ; Fayard 1987

Storytelling, Chronique du monde contemporain
Christian Salmon ; Les prairies ordinaires 2009

Manfred Heiting
Magazine XXI - juin/juillet 2010

Editer et imprimer en Afrique Sub-saharienne

Préparation d’un livre édition jeunesse issu du conte « Le chant des pistes ».
Production Seyjam. Nantes

Je ne connais rien de l’édition africaine sub-sharienne. Je cherche des informations, des contacts en naviguant sur l’internet.
L’idée principale est d’éditer un livre qui serait imprimé au Togo, dont le texte serait Franco/éwé (langue kwa) et qui serait diffusé au Togo et en France.
Regarder ce qui semble possible.

Adresses récoltées
http://ewegbe.net/
http://www.afrilivres.com/ très complet
http://www.editionsatelier.com/ Bernard Stéphan
http://www.lignesdecritures.org/Catalogue-des-publications-en.html liste d'auteurs jeunesse togolais
http://togoforum.net/blogs/actualit__news/archive/2008/05/24/ph-233-nom-232-ne-de-la-vie-ch-232-re-au-togo-des-propositions-urgentes-soumises-au-gouvernement.aspx
http://www.abf.asso.fr/article.php3?id_article=739
http://www.francophonie.org/actions/arts/ini-livre.cfm
http://www.francophonie.org/actions/arts/fin-prixkadima.cfm#examen
http://www.lajoieparleslivres.com/masc/integration/joie/statique/pages/06_revues_en_ligne/063_autres_publications/actes_trad.htm
http://www.lajoieparleslivres.com/masc/integration/joie/statique/pages/13_documents/biblio_afrique_2006.pdf


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http://ewegbe.net/

Bonjour,
Je travaille à réaliser un livre édition jeunesse à partir d'un conte "le chant des pistes" qu'un groupe de jeunes gens de Nantes vont produire en spectacle (conte, spectacle, concert).
Nous envisageons une édition français/ewe car la personne qui porte le projet est d'origine togolaise et que nous pouvons espérer diffuser ce livre au Togo.
- Pensez-vous qu'une édition français/ewe a de l'intérêt dans ce cas ?
- quels vous semblent être les difficultées liées à ce type de traduction ?

en vous remerciant

Marc VAYER

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http://togoforum.net/blogs/actualit__news/archive/2008/05/24/ph-233-nom-232-ne-de-la-vie-ch-232-re-au-togo-des-propositions-urgentes-soumises-au-gouvernement.aspx

Livres : Pourquoi les auteurs nationaux sont-ils absents des programmes scolaires ?

Vient de paraître en édition de poche en France «Enfances» (Ndzé 2008), un recueil de neuf nouvelles sur l’enfance publié par les Editions Ndze en 2007, une maison africaine logée au Gabon et spécialisée dans la littérature africaine, ce qui démontre si besoin en est, qu’elle fait un travail de qualité.


Le recueil contient deux nouvelles d’écrivains togolais parmi les plus célèbres, Sami Tchak (Une bonne nouvelle) et Kangni Alem (Le nain volant), et qui constituent des références en matière de littérature africaine. Il est à noter que depuis 1989 la littérature togolaise écrit ses lettres de noblesse notamment dans les domaines du théâtre et de la fiction grâce à plus d’une dizaine d’auteurs. Si Sami Tchak et Kangni Alem peuvent être considérés comme les fondateurs du roman togolais, Hermina pour le premier et Cola cola Jazz pour le second, Kossi Efoui demeure sans doute celui qui a créé une tradition théâtrale au Togo.


En dépit de cette poussée littéraire, on remarque l’absence des nouveaux auteurs togolais dans les programmes d’enseignement de la littérature togolaise dans les classes de lycée. Les programmes actuels sont vieux d’au moins deux décennies et les auteurs au programme sont toujours les mêmes : David Ananou, Félix Couchoro, Emmanuel Dogbé ou Senouvo Agbota Zinsou. L’inspection de l’enseignement se contente seulement de remplacer un ouvrage d’auteur par un autre sans que l’on se pose des questions sur l’intérêt littéraire et la qualité des ouvrages.
Pour caricaturer, la politique d’enseignement de la littérature peut se résumer de cette façon: rangez les Grands Prix littéraires d’Afrique Noire au placard, mettez en évidence les auteurs inconnus ! 

Est-ce ce programme suranné et inadéquat qui est à l’origine de la baisse générale du niveau en français ? On ne saurait l’affirmer avec exactitude, mais toujours est-il que les enseignants se plaignent du fait, en plus du désintéressement des élèves pour les auteurs au programme. 

De toute façon, le ministère de l’enseignement et les inspections pédagogiques semblent en déphasage avec l’enseignement moderne de la littérature, car la même situation prévaut en ce qui concerne la littérature africaine, où les auteurs au programmes sont toujours les classiques Césaire, Senghor, Damas ou autres, comme si les auteurs de la négritude et de la littérature post-colonie sont les seuls écrivains que l’Afrique ait connus ; comme si «la littérature africaine ne peut être lue que par le prisme de la négritude, de «l’engagement», de la «postmodernité», ou de la «postcolonie». En fait, les inspecteurs ne mettent que les ouvrages qu’ils ont connu ou lu depuis belles lurettes.

Ceci démontre encore une fois l’échec des politiques de l’enseignement et du livre au Togo. 

Un espoir semble toutefois luire à l’horizon: les Editions Graines de Pensée s’apprêtent à publier, avec l’aide de l’OIF, Femme infidèle, le premier roman de Sami Tchak en langues nationales mina et tem, les deux langues les plus parlées au Togo. 

On peut s’interroger légitimement sur la portée d’une telle publication, étant donné que peu de gens sont incapables de lire en ces deux langues, jusqu’ici seule la bible fut traduite dans les langues nationales. 

Mais les ambitions ici sont multiples : créer un lectorat dans les langues nationales ; susciter la traduction d’auteurs togolais dans ces langues ; amener les auteurs à écrire dans leurs langues. 

Exemple : en Tanzanie, la plupart des auteurs écrivent en swahili avant d’être traduits en anglais ou français ; les Tanzaniens ont résolu pour ainsi dire le problème crucial qui se pose aux pays colonisés d’Afrique francophone : l’enseignement dans les langues nationales enfin de mieux approprier le savoir. Les Tanzaniens ont réussi grâce à leur premier président Julius Nyerere, le père de la nation, le premier à avoir traduit Shakespeare en swahili et qui a appliqué une politique de l’enseignement en swahili. C’est ce qu’on appelle avoir un projet de pays avant d’arriver au pouvoir ou acquérir un poste ministériel.

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Site afrik - janvier 2004

Créé en 1992, le Réseau des éditeurs africains (Apnet) compte 45 pays membres et son secrétariat est basé à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Son but : renforcer l’édition locale partout en Afrique. Le point sur le secteur de l’édition sur le continent avec Aliou Sow, son président, rencontré à Paris au Forum canadien sur l’entreprise de la culture.

Afrik : Quel est le rôle du Réseau des éditeurs africains ?
Alioune Sow : Nous sommes une organisation panafricaine regroupant les associations nationales d’éditeurs. Notre mission est de renforcer les capacités d’édition locales, notre combat est celui des maisons d’éditions créées par des opérateurs nationaux et animées par des Africains.

Afrik : Quels problèmes rencontre aujourd’hui l’édition africaine ?
Alioune Sow : Premièrement, l’accès aux capitaux. Le livre n’est pas encore perçu en Afrique comme un bien économique. Les investisseurs n’imaginent pas que le livre puisse être un bien marchand. Deuxième problème : l’étendue du marché. Une grande partie de l’Afrique est analphabète et l’édition se fait en majorité dans les langues internationales, français, anglais, portugais… Le public ne peut donc y avoir accès. On note aussi la faiblesse du pouvoir d’achat et le problème de la distribution. Le réseau de librairies est inexistant ou peu développé. Il y a des lecteurs, il y des livres mais il y a un gros problème de disponibilité. Les ouvrages ne sont pas bien distribués dans les villes et encore moins bien dans les zones rurales. Enfin, de jeunes éditeurs se sont lancés sans préparation technique préalable car il n’existe pas d’école de formation. Ils éprouvent aujourd’hui un besoin de professionnalisation, d’autant que les logiciels de traitement des images et l’édition numérique évoluent très vite. L’Apnet dispense des formations, pour permettre aux éditeurs de produire des livres de meilleure qualité.
Afrik : Peut-on vivre de son métier d’éditeur en Afrique ?
Alioune Sow : Pour en vivre, il faut que les éditeurs se mettent à publier dans les grandes langues africaines comme le mandingue, le haoussa, le peul ou le kiswahili, pour toucher des dizaines de millions de lecteurs répartis sur plusieurs pays à la fois. Les éditeurs qui vivent de leur métier sont ceux qui éditent des livres scolaires. L’édition d’un manuel peut aller jusqu’à 500 000 ou 1 million de copies. Il y a aussi la littérature pour enfants qui marche bien mais c’est vrai que c’est beaucoup plus dur pour la littérature générale.
Afrik : L’intégration régionale n’est-elle pas la solution pour permettre aux éditeurs de survivre ?
Alioune Sow :Nous vendons cette idée tous les jours à nos membres ! Nous leur disons : mettez-vous ensemble, créez des éditions transfrontalières de littérature enfantine. Dans ce domaine, il y a d’ailleurs quatre collections qui ont vu le jour en moins de trois ans. Ce sont des co-éditions entre des éditeurs de Tunisie, de Guinée, du Bénin et de Côte d’Ivoire. Nous leur conseillons aussi de créer ensemble des collections de manuels scolaires transnationales. Un manuel commun de français pour le Sénégal, le Mali et la Côte d’Ivoire, par exemple, permettrait aux éditeurs associés de dépasser leurs micro-marchés nationaux pour s’ouvrir à une aire géographique plus vaste et donc à un marché plus grand. Les éditeurs sont conscients de ces enjeux et commencent à s’organiser.
Afrik : Existe-t-il des politiques nationales du livre ?
Alioune Sow : Elles en sont à leurs balbutiements. Nous avons fait un lobbying très fort qui a abouti à la rédaction de documents de politiques nationales du livre au Burkina, au Mali, en Guinée et actuellement au Bénin. Nous espérons que les gouvernements concernés vont les étudier en vue de les entériner, afin que certains problèmes majeurs qui freinent encore l’émergence d’une véritable industrie du livre dans les pays d’Afrique francophone soient levés. Je pense notamment aux taxes sur le livre et sur les intrans, aux barrières tarifaires, commerciales et institutionnelles. De plus, le partenariat entre secteur public (les gouvernements) et privé (éditeurs, libraires, distributeurs) est nécessaire. Il y a déjà des signes encourageants : les ministères de Côte d’Ivoire, de Guinée, du Mali, du Burkina ou du Cameroun achètent, malgré les appels d’offres internationaux, des livres aux maisons d’édition locales. Notamment des manuels scolaires et parascolaires, ou du matériel complémentaire de lecture.
Afrik : Les éditeurs africains pourront-ils un jour rivaliser avec les maisons d’édition internationales ?
Alioune Sow : Ceux qui disent que l’édition africaine est faible ou inexistante, ont tort. Les éditeurs africains n’ont pas accès aux moyens financiers. Produire un livre, surtout de qualité, coûte cher, et si vous n’avez pas accès facilement au marché du livre scolaire, aux prêts bancaires ou aux subventions de l’Etat, vous ne pouvez pas produire de bons livres. Les éditeurs africains francophones sont capables de faire des choses même si l’édition est encore à la traîne par rapport aux pays anglophones.
Afrik : Pourquoi cette différence entre zone francophone et zone anglophone ?
Alioune Sow : A cause du cheminement historique. Les grandes multinationales anglaises ont une antenne dans chaque pays anglophone, antenne qui date parfois d’avant les indépendances. Cette tradition a permis à des professionnels d’émerger et à des productions locales de voir le jour. Un tissus éditorial valable a pu se mettre en place avec l’appui de ces multinationales, ce qui n’a pas du tout été le cas dans les pays francophones.

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Professeur Alphonse Mbuyamba Kankolongo © Le Potentiel
Critique Littéraire
L'édition en Afrique noire francophone : quelles perspectives d'avenir ?

Les débuts de l'édition francophone en Afrique noire remontent -on le sait- à la période coloniale. Depuis cette naissance jusqu'à ce jour, ce secteur a connu d'importantes mutations que nous nous proposons d'analyser ici. Il s'agira, plus précisément, d'expliquer les mécanismes d'interaction entre l'Europe (particulièrement la Belgique et la France) et l'Afrique dite francophone en matière d'édition et d'essayer de dégager, à partir des réalités actuelles, les perspectives d'avenir.

Le samedi 16 septembre 2006

LORSQUE les premiers auteurs négro-africains d'expression vivant en Afrique voulurent publier leurs œuvres, ils furent confrontés à l'inexistence sur place de structures appropriées. En 1931 au Congo Belge, Badibanga, auteur de L'éléphant qui marche sur les œufs est publié aux Editions L'Eglantine en Belgique.
Les balbutiements de la période coloniale

Pendant la période coloniale, l'activité éditoriale était animée sur place en Afrique sous domination française ou belge par trois sortes de structures : les imprimeries de l'administration, celles des missionnaires et celles des opérateurs privés.
Les imprimeries de l'administration coloniale pratiquaient plutôt l'édition de presse, assuraient le tirage du journal officiel, des rapports d'ensemble sur la situation générale de chaque colonie, et établissaient les imprimés nécessaires au fonctionnement de l'administration locale.
Les imprimeries des missionnaires, quant à elles, publiaient prioritairement - cela allait de soi - des textes religieux, mais elles s'ouvraient aussi plus ou moins à la littérature générale. Ainsi, en 1928 par exemple, les presses de la mission suédoise de Matadi, au Congo Belge, sortirent Nsamu wa Nsau Kuluso », une adaptation kongo de Robinso Crusoé, due à Timothée Vingadio et Cathérine Mabie. L'œuvre entreprise par les missionnaires baptistes sera consolidée par les pères jésuites qui créèrent en 1943 la maison d'édition dénommée La Bibliothèque de l'Etoile à Leverville, à l'époque, l'ancêtre de l'actuel « Centre d'études pour l'Action sociale » (Cepas), à Kinshasa-Gombe. On retrouve, mutatis mutandis, ce cas de figure ailleurs, comme au Cameroun.
Enfin, les imprimeries d'opérateurs privés, en dehors des services habituels qu'elles pouvaient offrir, prenaient parfois le risque de fabriquer des livres à la demande de certains auteurs téméraires acculés à l'auto-édition. L'exemple de « L'essor du Congo » à Elisabethville (actuelle ville de Lubumbashi) qui publia Premiers Essais (1947) et L'émancipation de la femme noire (1954), un recueil de poèmes et un essai d'Antoine-Roger Bolamba.
Dans l'ensemble, ces premières tentatives d'édition locale ne furent que des coups d'essai peu concluants, en raison de la qualité médiocre des produits, de l'inexistence d'un réseau de diffusion et de l'étroitesse objective de lectorat africain. Au demeurant, les œuvres de cette époque s'adressent en priorité au public métropolitain, l'édition locale ne pouvait être qu'un pis-aller. On comprend que le clair de la publication littéraire, la période coloniale fût éditée en France. Mais la situation allait considérablement évoluer avec l'avènement de maisons d'édition africaines plus crédibles.
Les premières tentatives d'envergure

Le processus d'appropriation de l'activité éditoriale par les Africains francophones, lorsqu'on allait au-delà des enseignes qui pourraient faire allusion, s'est opéré sous la tutelle des pays colonisateurs, ou d'autres pays africains. Ainsi, la réussite de Présence Africaine, fondée en 1947 par le Sénégalais Alioune Diop qui fait figure de pionnier dans ce domaine de l'édition africaine, s'explique très largement par son implantation à Paris, la subvention dont elle bénéficiait auprès de l'Etat français (qui l'obligeait à être très regardante sur le ton) et le soutien moral de nombreux intellectuels français de renom.
Quant au Centre de littérature évangélique, communément appelé Editions Clé, il présente l'heureux atout d'être installé à Yaoundé au Cameroun dès 1964, cependant, il est né de l'initiative de protestants hollandais et, malgré une direction africaine, sa performance remarquable jusque vers les années 1980 dépendait pour beaucoup de ses promoteurs étrangers, tant sur le plan financier que sur le plan technique.
Les Nouvelles Editions Africaines (NEA) sont une autre illustration des rapports de dépendance qu'entretient l'édition africaine francophone avec l'Europe. Créées en 1972 à l'initiative du président Léopold Sédar Senghor, elles étaient une association du Sénégal à laquelle s'étaient joints par la suite la Côte d'Ivoire et le Togo avec cinq éditeurs parisiens : Armand Colin, Hachette, Nathan, Présence Africaine et le Seuil. Ces exemples montrent bien l'impossibilité pour les premières maisons d'édition africaines dignes de ce nom de se passer de l'assistance européenne dont elles attendaient le coup de pouce décisif.
La situation depuis les années 1980

Parallèlement à ces premières tentatives d'envergure que nous venons d'évoquer, on note l'implantation, dans la plupart des pays, de structures plus modestes. Ainsi, de notre pays (qui battait le record des maisons d'édition créées durant cette époque) au Mali, en passant par le Congo-Brazzaville, le Cameroun, le Togo, le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Niger, le Sénégal, etc. les expériences se multiplient et se diversifient. Cet accroissement numérique des maisons d'édition est dû à un certain nombre de facteurs : les mutations socioculturelles se traduisent au niveau de l'enseignement par le développement de la scolarisation et la réforme des programmes d'enseignement en vue de leur adaptation au milieu, ce qui a pour conséquence l'élargissement progressif du lectorat potentiel, et crée, en termes économiques, une demande locale. En outre, l'aide directe ou indirecte des Etats et des promoteurs culturels contribue à dynamiser l'activité éditoriale par le biais, par exemple, des concours nationaux dotés de prix. L'édition des œuvres lauréates se fait généralement sur place.
On assiste donc à une augmentation du corpus des œuvres publiées, mais également à une crédibilisation de l'édition locale à travers le succès de certains auteurs parmi lesquels on peut citer Marianne Bâ avec Une si longue lettre (1979), et Zamenga Batukezanga dont les œuvres se tirent régulièrement à plus de 50.000 exemplaires aux Editions Saint-Paul Afrique (dénommées aujourd'hui « Médiaspaul »). Les genres populaires semblent mieux s'épanouir sur place en Afrique et bénéficier, de ce fait, d'une attention bienveillante de la part des maisons d'édition locales.
Les perspectives d'avenir

La longue crise socio-politique et économique qui sévit depuis de nombreuses années a été un frein pour l'édition dans la quasi-totalité des pays francophones d'Afrique. Avec le renchérissement du coût du livre importé, la nécessité de promouvoir l'édition locale prend un relief tout particulier. On peut citer le cas dans notre pays de l'ouvrage intitulé Papier blanc, encre noire. Cent ans de culture en Afrique centrale (Burundi, Rwanda, Zaïre) publié en Belgique en 1992 qui, face à son prix prohibitif, a été réédité sur place pour rendre son prix accessible. De plus, tout le monde s'accorde à reconnaître que la solution réside dans l'intégration sous-régionale et régionale des activités éditoriales nationales. Mieux, la prise de conscience de la nécessité de constituer des réseaux se double d'une autre, celle de dépasser les clivages linguistiques artificiels.
Les énergies doivent donc se mobiliser pour améliorer les conditions de la pratique de l'édition en Afrique et assurer au secteur une autonomie par rapport à l'étranger. Certes, on est encore loin de l'autonomie mais, on ne peut aujourd'hui rendre compte, par exemple, de la production littéraire négro-africaine d'expression française de ces vingt dernières années en ignorant l'importante part que représente l'ensemble de ce qui est publié sur place en Afrique. C'est la preuve que les choses changent.

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http://www.abf.asso.fr/article.php3?id_article=739

Bernard Magnier nous présente son parcours et indique comment fut aiguisée sa curiosité pour ces littératures (découvertes d’auteurs vivants qui avec des mots neufs avaient des choses à dire et étaient impliqués dans la vie de leur pays).
Rappel aussi sur notre histoire littéraire et sur l’absence complète de l’Afrique dans cette littérature.
Ce n’est que vers les années 1903 qu’aux Etats-Unis on entend parler de William Dubois je suis nègre et je suis fier de ce sang noir.
En France, il faudra attendre la fin de la première guerre mondiale pour entendre parler des tirailleurs sénégalais, du traité de Versailles et du partage de l’Afrique... En 1921 le Prix Goncourt est attribué à René Maran, antillais, pour Batouala, ouvrage dans lequel il dénonce les abus du colonialisme français.
  • Les années 20 riment avec jazz, art nègre , on entend sur l’Afrique les voix de Blaise Cendrars, André Gide, Albert Londres, Michel Leiris...
  • Les années 30 sont marquées par la création de la Revue du Monde noir et de l’exposition coloniale (1931). Trois poètes (Léon Gontran Damas, Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor) fondent la revue antillaise l’Etudiant noir (1932) et se fédèrent autour du concept de négritude « simple reconnaissance du fait d’être noir ». Après la seconde guerre mondiale, création de Présence africaine à la fois revue, maison d’édition et librairie.
  • Dans les années 50 se font entendre les auteurs qui sont aujourd’hui les classiques de la littérature africaine. Tous vont donner à voir le pays et ses habitants, ils racontent souvent leur propre histoire, mettent en valeur les valeurs africaines et critiquent la colonisation.
  • De Camara Laye (guinéen) L’Enfant noir (livre très politiquement correct) à Mongo Beti (camerounais) chantre d’une littérature engagée avec Le pauvre Christ de Bomba en passant par Ferdinand Oyono (camerounais) Une vie de boy, Le docker noir , Les bouts de bois de Dieu de Ousmane Sembène (sénégalais), Climbié de Bernard Dadié (ivoirien) ou L’Aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane (sénégalais).
  • Les années 60 c’est le temps des indépendances, des espoirs mais aussi de certaines dérives. Le malien Yambo Ouologuem obtient le Prix Renaudot pour le Devoir de violence. Ahmadou Kourouma (ivoirien) avec Les Soleils des indépendances parviendra à africaniser la langue française en mêlant des expressions, voire des manières de penser malinké. Les prix qu’il obtiendra par la suite lui donneront une reconnaissance internationale : En attendant le vote des bêtes sauvages, Allah n’est pas obligé.
  • Les années 70 voient le temps des désillusions. Henri Lopès (congolais) Le Pleurer - rire, Sony Labou Tansi La Vie et demie, le guinéen Tierno Monenembo Les Crapauds - brousse. L’exil est le lot commun pour le guinéen William Sassine Le Jeune homme de sable. Citons aussi Emmanuel Dongala (congolais) Jazz et vin de palme qui écrira par la suite un livre sur les enfants soldats Johnny chien méchant, Boris Boubacar Diop (sénégalais) Le Temps de Tamango publiera l’un de ces livres en wolof.

POUR RESUMER LES GRANDS THEMES ABORDES ENTRE LES ANNEES 50 et 90

l’oralité, la tradition, le souhait de transcrire le patrimoine avec le malien Amadou Hampaté Bâ Amkoullel, Enfant peul, les Contes d’Amadou Koumba du sénégalais Birago Diop, l’épopée mandingue du guinéen Djibril Tamsir Niane Soundjata, la trilogie romanesque de Massa Makan Diabaté Comme une piqûre de guêpe.
  • l’autobiographie
  • la révolte contre le pouvoir colonial, contre les nouveaux maîtres...
  • le choc Afrique / Europe avec notamment le congolais Tchicaya U Tamsi « congaulois » qui sera l’un des premiers à revendiquer une parole individuelle , à affirmer son droit au « je ».
  • l’écriture féminine à partir de la fin des années 70 avec les sénégalaises Mariama Ba Une si longue lettre, Aminata Sow Fall La Grève des battùs, Ken Bugul Le baobab fou et l’ivoirienne Véronique Tadjo qui écrit pour les adultes et les enfants.
  • L’émigration, thème longtemps absent, devient un thème récurrent. Alain Mabanckou Bleu, blanc, rouge, l’ivoirien Koffi Kwahulé avec une pièce de théâtre Bintou ; le polar, univers urbain avec ses zones d’ombres fait irruption sur la scène littéraire avec le congolais Achille Ngoye, le gabonais Bessora, Florent Couao-Zotti. Côté femmes avec Fatou Diom, Aminata Zaaria .
Le grand drame de l’Afrique c’est surtout le Rwanda. Quelques voix se font entendre avec Boris Boubacar Diop Murambi, le Livre des ossements, Tierno Monenembo L’Aîné des orphelins, Abdourahman Waberi Moisson de crânes et Véronique Tadjo L’ombre d’Imana.
  • Les années 90 marquent la reconnaissance de ces littératures en France. On retrouve les aînés, Kourouma, Hampaté Bâ, Mongo Beti, Mabanckou et on assiste à l’émergence d’une nouvelle génération d’écrivains qui n’ont jamais connu la colonisation. Leur inspiration est plus cosmopolite, plus libérée et aussi plus intime. La plupart vivent en exil : le djiboutien Abdourahman Waberi se déclare « d’abord écrivain, accessoirement nègre », il choisit des textes courts, ciselés comme Balbala ; le togolais Kossi Efoui avec La Polka ; le camerounais Gaston-Paul Effa Tout ce bleu et le tchadien Nimrod insistent sur le fait de mettre la langue, l’écriture en valeur.
  • Les traductions : La place prépondérante revient à l’anglais avec surtout l’Afrique du Sud et le Nigéria (Wole Soyinka). Mais les lusophones ont aussi leur importance avec le Mozambique, le Cap Vert ou la Tanzanie.
Table ronde avec Pascal Jourdana, Pierre Bisiou ancien directeur de la collection « motifs » du serpent à Pulmes et créateur des éditions Ubu, Bernard Magnier, Luc Pinhas de l’Alliance des éditeurs indépendants Boniface Mongo MBoussa directeur de la revue Africultures. Le thème en était l’édition africaine aujourd’hui

La situation de l’édition africaine est difficile puisqu’on part de quasiment rien et qu’ensuite rien n’est prévu pour la diffusion du livre.
  • L’édition africaine n’a pu se développer qu’au cours des 40/45 dernières années sous l’impulsion de Léopold Sedar Senghor avec la mise en place d’éditions transnationales dont le bureau le plus important fut celui de Côte d’Ivoire.
  • Aujourd’hui 54 structures sont réparties dans un vingtaine de pays, on compte 1318 titres disponibles. Depuis une quinzaine d’années, de nouvelles maisons d’éditions ont été créées, leur production est surtout orientée vers la jeunesse afin de créer un public pour l’avenir.
Voir le site www.africultures.com, site de références sur les cultures africaines.

- Du côté des librairies, il existe moins de 50 librairies sur le continent dont 15 en Côte d’Ivoire. De plus l’édition scolaire échappe aux librairies, elle est financée par des organismes internationaux qui font travailler des éditeurs du nord.
  • En France, si l’édition de livres sur l’Afrique se porte bien, elle s’exporte peu en Afrique pour des problèmes de diffusion : en littérature, il n’existe qu’un seul représentant africain pour toute l’Afrique, les auteurs ne sont pas distribués dans leur pays, de nombreuses structures naissent et n’apparaissent que pour un livre ou deux. Le manque d’une politique culturelle du livre se fait cruellement sentir.
  • On est donc dans une situation paradoxale ou dans ces pays il y a un foisonnement d’écrivains de talent mais ni maisons d’éditions, ni librairies. Il existe cependant un développement d’une littérature populaire de type Harlequin et d’autre part la possibilité de se procurer les livres dans les librairies par terre.
  • La situation des bibliothèques en dehors des bibliothèques des différents centres culturels n’est guère florissante. Par manque de budget, les collections ne sont pas renouvelées et les bibliothécaires manquent aussi de formation.
Des propositions existent : il appartiendrait à la francophonie d’impulser de véritables politiques publiques, d’aider à la diffusion, de créer des sociétés de cautionnement bancaire, d’aider à l’informatisation des librairies...
Des initiatives privées se font jour comme « Afrilivres » qui a lancé en 2002 une association d’éditeurs francophones d’Afrique sub-saharienne et regroupe 40 éditeurs. De même l’Association Internationale des Libraires francophones ; l’Alliance des Editeurs Indépendants qui fédère des éditeurs du nord et du sud dans une démarche solidaire et produit des co-éditions (sous le label « Le livre équitable ») proposant des prix différenciés selon les pouvoirs d’achat. Ceci permet aux éditeurs du sud de travailler ensemble et aux différents acteurs de la chaîne du livre de se prendre en main.

Voir le site www.alliance-editeurs.org
Régine Roussel - BDP des Bouches-du-Rhône


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http://www.francophonie.org/actions/arts/ini-livre.cfm
http://www.francophonie.org/actions/arts/fin-prixkadima.cfm#examen

Prix Kadima

Le prix international Kadima pour la valorisation des langues partenaires du Sud s’inscrit dans le cadre des stratégies de renforcement du plurilinguisme et de la diversité culturelle au sein de l’espace francophone par la valorisation des langues transnationales qui y sont pratiquées – langues africaines (fulfudé, wolof, lingala, swahili, hausa, bambara, etc.) et créoles – parallèlement aux actions de promotion du français. Kadima est le nom d’un linguiste congolais qui a joué un rôle de premier plan dans l’orientation des recherches et la politique linguistique de son pays –

Créé en 1989 pour encourager les recherches appliquées sur les langues nationales des pays francophones, ainsi que les efforts de création littéraire et de traduction dans ces langues, le Prix Kadima récompense, tous les deux ans, la meilleure œuvre dans les trois domaines suivants :
• Prix des langues : description linguistique, production d’outils didactiques.
• Prix de littérature : il inclut tous les genres, écrits ou oraux.
• Prix de la traduction : du français vers les langues partenaires ou inversement.

La dotation est de 4644,93 € (Quatre mille six cent quarante quatre et quatre-vingt-treize centimes d'euros) pour chaque lauréat, outre la prise en charge de la publication de l’œuvre primée.

Pour concourir, les œuvres doivent être inédites et rédigées dans une langue partenaire ou en français s’il s’agit d’une traduction. Ces inscriptions doivent être faites au plus tard à la date limite de l'appel à propositions .
Dates clés de l'appel : cloturé
Lancement : 15 mai 2008
Limite de dépôt des dossiers : 1 août 2008.
Examen des propositions : A partir du 30 mai 2008

Tous les documents et les informations nécessaires à la constitution d'un dossier de candidature peuvent être demandés auprès de l'OIF (voir contact) ou consultés ci-après (voir documents à télécharger).
Le jury, composé de linguistes francophones et de spécialistes des langues partenaires ainsi que de personnalités du monde littéraire et de la traduction examine les dossiers et désigne les trois lauréats. Tout dossier incomplet fera l'objet d'un rejet automatique.

Le Prix Kadima 2006 a été décerné à :
Prix des langues : Henri Tourneux (France-Cameroun) pour son dictionnaire bilingue peul-français du corps et de la santé ;
Prix de traduction : François-Xavier Gasimba pour Budido-Umwami, une traduction du français au Kinyarwanda d'OEdipe-roi de Sophocle.

En 2004, le Prix Kadima a été décerné à :
Prix des langues : François-Xavier Gasimba Munuzero (Rwanda) pour son ouvrage Inganzo y'ubwantditsi, outil didactique sur la création et la composition littéraire en langue kinyarwanda ;
Prix de traduction : Théresia Dick des Seychelles pour son roman en créole Koze mirak ;
Prix de littérature : Marcel Kalunga Mwela (République démocratique du Congo) pour sa traduction en swahili de la pièce de théâtre Le roi s'amuse de Victor Hugo

Mme Annick d'Almeida-Agbojan
Organisation internationale de la Francophonie
(Division Langue française et Langues partenaires)
13 quai André Citroën 75015 Paris (France)

(33) 1 44 37 32 22
almeidaa@francophonie.

Institutions partenaires :
Centre international des langues, littératures et traditions d’Afrique au service du développement (Ciltade) de Louvain-la-Neuve (Communauté française de Belgique)
Centre de linguistique théorique et appliquée (Celta) de Kinshasa (République démocratique du Congo)


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http://www.lajoieparleslivres.com/masc/integration/joie/statique/pages/06_revues_en_ligne/063_autres_publications/actes_trad.htm
http://www.lajoieparleslivres.com/masc/integration/joie/statique/pages/13_documents/biblio_afrique_2006.pdf

L’Édition africaine pour la jeunesse
Littérature de jeunesse

Ce carnet regroupe, dans unclassement par paysàl’intérieur de l’Afrique subsaharienne, les coordonnées des maisons d’édition, des librairies, des réseaux de bibliothèques et des associations, qui ont une action définie dans le domaine du livre et de la lecture des jeunes. Il est complété par des adresses hors Afrique et celles d’organismes internationaux.
Ces adresses sont disponibles sur notre site internet (www.lajoieparleslivres.com) et régulièrement mises à jour. Toute proposition de rectification ou d’ajout est la bienvenue, merci l’adresser à : interculturel@lajoieparleslivres.com ou par fax au33 1 55 33 44 55.
Les livres publiés dans les différents pays peuvent être consultés à La Joie par les livres - Centre national du livre pour enfants - et leurs références sont disponibles sur notre site internet.

Togo

Maisons d’édition

Graines de Pensées
Tchotcho Christiane Ekué
BP 7097, 30 bd du 12 janvier, Lomé
Tél. (228) 222 32 43 / 905 26 49 - grainesdepensees@yahoo.com

Haho - CTCE
Marc K. Etse
BP 378, 1 rue du Commerce, Lomé
Tél. (228) 221 45 82 - fax (228) 221 29 67
ctce@cafe.tg
Contact ventes : Noukpetor Kodjo

Planète Jeunes & Planète Enfants
Attissoh Presse
Jean-Claude Attissoh Edeh
1042, rue Animabio, BP 6084 Lomé BE
Tél. (228) 222 66 61 - togo@planete-jeunes.org

Projet Lecture Publique
Adjoa Adomayakpor
BP 3146, 47 avenue des Nations Unies, Lomé
Fax(228) 221 82 12
lecture_publique_togo@yahoo.fr

Librairies

Librairie du Bon Pasteur
Rue Aniko Palako, BP 1164, Lomé
Tél. (228) 222 88 78 - fax (228) 222 13 628
amareine@yahoo.fr

Centre Togolais de Communication Évangélique
1rue du Commerce, BP 378, Lomé
Tél. (228) 221 45 82 - fax (228) 221 29 67
ctce@cafe.tg

29
Malidis
BP 12653, 13 rue Bonaparte, Lomé
Tél. (228) 221 77 76 - fax (228) 221 80 56
malidis@email.com - www. malidis.com

NEA
BP4862, 234 Bd du 13 janvier, Lomé
Tél.(228) 221 67 61 - fax (228) 222 10 03

Star
593 route du lac, BP 3629, Lomé
Tél. (228) 221 31 36 - fax (228) 221 50 54
star@bibway.com

Univers Représentation Édition Diffusion - URED
BP 209, Lomé
Tél./fax (228) 221 50 03 - ured@netcom.tg

Bibliothèques

Division de la Lecture Publique, Direction du Livre, Ministère de la Culture
Responsable : Mme Adjoa A. J. Adomayakpor :
lecture_publique_togo@yahoo.fr

Ministère de la Culture
BP 3146, Lomé
Tél. (228) 221 82 12 - fax (228) 221 82 12

Programme CLAC
Coordonnateur, Folly Manu Kouevi :
coordo-togo@tg.refer.org ; manukoue@hotmail.com
BP 1441, Lomé
Tél. (228) 222 87 41 - fax (228) 221 81 16 s/c BRAO Togo

Division des Bibliothèques Scolaires et Documentation
Responsable : Mme A. Esinam Ametepe :
a_essinam@yahoo.fr
BP339, Lomé
Tél. (228) 221 05 09

Associations

ATBRLP (Association Togolaise des Bibliothécaires, Réseau de lecture publique)
Président, Robert Azankpe : atbrlp@yahoo.fr
DLP/PLP, BP 3146, Lomé


Hors Afrique

Maisons d’édition

Acoria Éditions
Caya Makhélé
12, rue du Quatre-Septembre, 75002 Paris, France
Tél. 33 (0)8 70 71 46 53 - fax 33 (0)1 40 20 46 65
editions.acoria@free.fr - www.acoria.net

Afrobulles
Alix Fuilu
2passage Le Barbier, 77000 Melun France
Tél. 33 (0)6 84 93 75 10 - afrobulles@yahoo.fr

Bakamé / Bücher für die Kinder in Ruanda
Agnès Gyr-Ukunda
Widacherring 17, CH-6102, Malters, Suisse
Tél./fax. (41) 41 497 27 52
agnes.gyr@nachricht.ch - www.bakame.rw

Cambridge University Press
voir Servédit

Cauris Édition
Kadiatou Konaré
10 rue Bleue, 75009 Paris, France
Tél. 33 (0)1 45 71 04 34 - fax 33 (0)1 42 46 78 32
cauris2@aol.com ; cauriseditions@aol.com

www.cauriseditions.fr
Les Classiques africains
François Boireau
18 boulevard du Pont Neuf, 89100 Sens, France
Tél. 33 (0)3 86 83 89 83 - fax 33 (0)3 86 65 01 33
info@classiques-africains.com
Contact édition : Catherine Bertteram.
Contact ventes : Gerard Schaeffer

Dapper
Christiane Falgayrettes-Leveau
35 rue Paul Valéry, 75116, Paris, France
communication@dapper.com.fr
Tél. 33 (0)1 45 02 16 02 - fax 33 (0)1 45 00 27 16
www.dapper.com.fr
Contact édition : Dominique Lacroze,
dlacroze@dapper.com.fr

Edicef
Hachette International
Nathalie Hernandez
58rue Jean Bleuzen, 92178 Vanves Cedex, France
Tél. 33 (0)1 55 00 11 56 - fax 33 (0)1 55 00 11 60
nhernandez@hachette-livre-intl.com
Contact edition : Jean Michel Ollé, jmolle@hachette-livre-intl.com.
Contact ventes : Claude Coninckx,
cconinckx@hachette-livre-intl.com

Enda Délégation Europe
5rue des Immeubles Industriels, 75011 Paris, France
Tél. 33 (0)1 44 93 87 40 - fax 33 (0)1 44 93 87 50
enda-europe@wanadoo.fr

Éditions Ndzé
Michel Cadence
55 boulevard Soult, 75012 Paris, France
Tél. 33 (0)1 43 44 23 56 - cadence@ndze.com

Le Figuier
Moussa Konaté
50 rue Jules Noriac, 87000 Limoges, France
Tél./fax 33 (0)5 55 77 51 95
konatem@wanadoo.fr
Distribution Hivernage (même adresse)
et Lirabelle, 320 Chemin des Masques, 30250 Aubais, France
Tél./fax (33) (0)4 66 80 23 65

Hachette International
voir Edicef

L’Harmattan
Armelle Riché
7rue de l’École Polytechnique, 75005 Paris, France
Tél. 33 (0)1 40 46 79 10 - fax 33 (0)1 43 29 86 20
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
www.editions-harmattan.fr
Contact édition : Isabelle Cadoré, harmattan1@wanadoo.fr

Heinemann Educational Publishers
voir Servedit

Hurtubise HMH
Hervé Foulon
1815 avenue De Lorimier, H2K 3W6, Montréal (Québec), Canada
Tél. (1) 514 523 1523 - fax (1) 514 523 5955
commandes@hurtubisehmh.com - www.hurtubisehmh.com

Menaibuc
Salomon Mezepo
BP 109, 75862 Paris cedex 18, France
Tél. 33 (0)1 48 47 77 69 / 48 83 74 80
menaibuc@wanadoo.fr - www.menaibuc.fr

Monde Global
Allée Edouard Branly, 78260 Achères, France
Tél. (33) (0)1 39 11 01 42
info@mondelobal.com - www.mondeglobal.com

Planète Jeunes, Planète Enfants
Moudjibath Daouda
1rond-point Victor-Hugo, 92130 Issy-les-Moulineaux
Tél. 33 (0)1 41 90 69 40 - fax 33 (0)1 41 90 69 50
brao@planete-jeunes.org ; france@planete-jeunes.org
www.planete-jeunes.org

Présence Africaine
Marie Kattié
25 bis rue des Écoles, 75005 Paris, France
Tél. 33 (0)1 43 54 13 74 - fax 33 (0)1 43 25 96 67
presaf@club-internet.fr - www.presenceafricaine.com

Sépia
Patrick Mérand
6av. du Gouverneur Général Binger, 94100 Saint-Maur, France
Tél. 33 (0)1 43 97 22 14 - fax 33 (0)1 43 97 32 62
sepia@editions-sepia.com - www.editions-sepia.com

Servedit
(pour les éditions Cambridge University Press
et Heinemann Educational Publishers)
Michel Levenez
15 rue Victor Cousin, 75005 Paris, France
Tél. 33 (0)1 44 41 49 32 - fax 33 (0)1 43 25 77 41
servedit1@wanadoo.fr ; mlevenez@aol.com

Librairies

Anibwé
52, rue Greneta, 75002 Paris, France
Tél. (33) (0)1 45 08 48 33

L’Harmattan
16 rue des Écoles, 75005 Paris, France
Tél. 33 (0)1 40 46 79 14 - fax 33 (0) 43 29 86 20
www.librairieharmattan.com

Présence Africaine
25 bis rue des Écoles, 75005 Paris, France
Tél. 33 (0)1 43 26 04 52

Servedit
15rue Victor Cousin, 75005 Paris, France
Tél. 33 (0)1 44 41 49 30 - fax 33 (0)1 43 25 77 41
servedit1@wanadoo.fr

Bibliothèques

Division de l’Ecrit et des Médiathèques (DGCID)
Ministère Français des Affaires étrangères
244, boulevard Saint-Germain,
75303 Paris 07 SP, France
Tél. 33 (0)1 43 17 86 88 - fax 33 (0)1 43 17 88 83
www.diplomatie.gouv.fr

Associations

Africalia
Boulevard Leopold II 170, 1080 Bruxelles, Belgique
Tél. (32) (0)2 412 58 80 - fax (32) (0)2 412 58 90
africalia@africalia.be -www.africalia.be

Culture et Développement
9, rue de la Poste
38000 Grenoble, France
Tél. 33 (0)4 76 46 80 29 - fax 33 (0)4 76 46 06 05
nord.sud@culture-developpement.asso.fr - www.culture-developpement.asso.fr

CULTURESFRANCE
1bis Avenue de Villars, 75007 Paris, France
www.culturesfrance.com
Et aussi : 6 rue Ferrus , 75683 Paris, France
Tél. 33 (0)1 53 69 33 00 - fax 33 (0)1 53 69 83 00
notrelibrairie@adpf.asso.fr -www.adpf.asso.fr

International
Bibliothèques

Programme Appui aux politiques de lecture publique
Programme CLAC
Responsable, Eric Weber,
OIF (Organisation Internationale de la Francophonie)
13, quai André-Citroën, 75015 Paris, France
Tél. 33 (0)1 44 37 33 54 - fax 33 (0)1 44 37 32 34
eric.weber@francophonie.org - www.francophonie.org

-Programme CLAC pour l’Afrique de l’Ouest
Responsable, Issa Bongo
BP 7223, Lomé, Togo
issa.bongo@francophone.net -
issa.bongo@francophonie.org

Associations

Afrilivres, Association d’éditeurs africains francophones
Présidente, Béatrice Lalinon Gbado
04BP 1154, Cotonou, Bénin
Tél. (229) 50 30 31 86
afrilivresieg@yahoo.fr - www.afrilivres.com
Le catalogue des livres disponibles des éditeurs membres est en ligne sur le site
(www.afrilivres.com/catalogue272.htm) et disponible en version papier sur demande à :
egalliand@alliance-editeurs.org)

AILF (Association Internationale des Libraires Francophones)
27 rue Bourgon, 75013 Paris, France
Tél. 33 (0)1 44 41 13 24 - fax 33 (0)1 46 34 63 83
contact@librairesfrancophones.org
al.schmitt@bief.org - www.librairesfancophones.org

APNET (African Publishers Network /Réseau des éditeurs africains)
PO Box LT 471, Lartebiokorshie, Accra, Ghana
Tél. /fax (233) 21 32 54 71, fax (233) 21 32 00 87
Tainie Mundondo, apnettrade@yahoo.com
www.apnet.org

IBBY (International Board on Books for Young People /Union Internationale
pour les Livres de Jeunesse)
Nonnenweg 12, Postfach CH-4003, Bâle, Suisse
Tél. (4) 161 272 29 17 - fax (4) 161 272 27 57
ibby@eye.ch- www.ibby.org

IFLA (International Federation of Library Associations / Fédération
Internationale des Associations de Bibliothécaires)
IFLA Headquarters, POB 95312, 2509 La Haye,
Pays-Bas
www.ifla.org
-Bureau régional pour l’Afrique
Henri Sène : hsene@ucad.sn

C/o Bibliothèque Universitaire, BP 2006, Dakar, Sénégal
-Section enfants
Nic Diament : nic.diament@lajoieparleslivres.com
www.ilfla.org/VIIs10/index.htm

Illusafrica a.s.b.l., association panafricaine d’illustrateurs
Président, Dominique Mwankumi
Rue des Fripiers, 17 Bloc II/231, Galerie du Centre, 1000 Bruxelles, Belgique
Tél. (32) (0) 478938 918 / (32) (0) 478709128
ilusafrica@yahoo.com

UNAL (Réseau Unesco de Bibliothèques Associées)
Unesco
Division de la Société de l’Information
1rue Miollis, 75732 Paris cedex 15, France
Tél. 33 (0)1 45 68 44 97 - fax 33 (0)1 45 68 55 83
j.springer@unesco.org - http://portal.unesco.org

Pour en savoir plus
Organisme rattaché au ministère français de la Culture et de la Communication, La Joie par les Livres, créée en 1965, a pour objectif de favoriser toute action susceptible d’encourager l’accès de l’enfant au livre et à la lecture.
Le Secteur Interculturel aété créé en 1986 pour être un “correspondant permanent” en France de ceux qui travaillent à la promotion de la lecture des jeunes dans les pays d’Afrique et du monde arabe, ainsi que dans les Caraïbes et l’Océan Indien: bibliothécaires, éditeurs, libraires... Ce service, ouvert à tous, s’adresse également aux personnes s’intéressant à ces questions en France.

Il propose :
  • un fonds spécialisé en littérature de jeunesse publiée en Afrique, dans le Monde Arabe, dans les Caraïbes et dans l’Océan Indien, et des ouvrages de référence sur le livre et la lecture des enfants dans ces régions; le catalogue est consultable sur internet : www.lajoieparleslivres.comla revue annuelle Takam Tikou,sur le livre et la lecture des enfants dans ces zones, et l’analyse des nouveautés parues dans les différents pays
  • des orientations, des actions de formationet des outils sur la gestion, l’animation des bibliothèques et la formation de bibliothécaires
  • des actions de promotion de l’édition de ces régionset de conseil éditorial, un fichier d’organismes et de personnes ressource, des expositions dont « Livres africains pour la jeunesse »
  • un réseau d’échanges permanent avec 100 bibliothèques en Afrique et dans le Monde arabe
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Propositions 1 jacquette CD




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